Pasticcino: le rêve contagieux d’un jeune entrepreneur argentin

Gonzalo Perrín dirige Pasticcino, une des entreprises du Pôle ÉdeC Solidaridad: sitôt fini l’agrandissement de l’installation, il s’embarque déjà dans de nouveaux projets.

de Carolina Carbonell

160621 pasticcino01Pendant qu’on coupait le ruban inaugural de l’expansion de Pasticcino, Gonzalo Perrín a remercié chacun des présents, et en particulier les 19 employés qui composent l’équipe, puis il a raconté une histoire que le contrat avec Starbucks a révélé de façon tout à fait inattendue (Starbucks est aujourd’hui  le premier client multinational de la société). "Un jour un groupe de japonais est venu visiter la Mariapolis Lia. Personne ne sait pourquoi ils sont venus là. J’étais avec mon père et Germán Jorge quand on nous appelé pour accueillir ces personnes intéressées par l’Économie de communion: nous  avons rencontré ces gens et, en bons japonais, ils ont voulu tout savoir sur l’usine.

Après la visite l’un d’entre eux (Nelson) m’a appelé en me disant : “Gonzalo, sais-tu que je suis un ami du PDG de Starbucks?” Je ne pouvais pas y croire, Il y a plusieurs années, j’avais envoyé des tonnes de courriels sans la moindre réponse. Alors presque à la blague je lui ai dit : “Si tu m’aides à avoir un rendez-vous avec lui, tu deviendras mon meilleur ami!” C’est ce qui s’est passé.  Je n’ai pas seulement  obtenu un rendez-vous avec lui : en effet, Nelson m’a donné la clé pour avoir du succès, car il m’a suggéré de lui raconter comment j’avais commencé à faire des biscuits dans ma cuisine, et sur l’ÉdeC. La rencontre a été spectaculaire."

160621 pasticcino03 Gonzalo Perrín a aujourd’hui 31 ans. Depuis 7 ans il dirige la société Pasticcino, installée au sein du pôle  Solidaridad, dans la ville d’ O’Higgins, Buenos Aires. Pasticcino produit 3.200.000 biscuits par mois qui sont distribués par  25 chaînes de cafétérias et de torréfactions de café. Après des études à Rosario dans le domaine touristique, il a rencontré l’Economie de Communion avec sa philosophie contagieuse et il n’a pas hésité à adhérer au projet Pasticcino.

La Pôle ÉdeC Solidaridad comporte 34 hectares de terrain, où depuis 1991 travaillent des entreprises engagées à faire de l’activité économique un espace de rencontre et de communion.

160621 pasticcino02A ce jour, Pasticcino est parmi la cinquante d’entreprises qui rendent efficace cette manière de produire en promouvant des relations de loyauté et de confiance, en vivant et en diffusant la culture du donner, la paix et la légalité, en prêtant attention à l’environnement tant au sein qu’à l’extérieur de l’entreprise.

Quand on lui demande comment il a commencé, Gonzalo dit souvent: "En 2008 nous avons commencé à faire des biscuits chez moi, dans la cuisine de ma maman et on est resté là plusieurs mois, tandis qu’on était entrain de préparer les locaux et les machines de l’entreprise”.

Qu’est-ce que tu as vu dans l’ÉdeC?

Sais-tu que cette question on me l’a posée lors d’une interview chez McDonald ? Je leur ai dit : "Ce sont des amis qui s’aiment, ça se voit qu’ils sont heureux et ça fait que ce qu’ils réalisent soit un succès dans leur vie”

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Pasticcino aujourd’hui, avec 19 employés est le principal employeur d’O’Higgns, une cité d’un peu moins de 1000 habitants. Quand on demande à Gonzalo s’il souhaite déplacer l’usine dans un autre endroit à la position plus stratégique, avec de nouveaux services, avec de meilleures routes d’accès –goudronnées et sans risque d’inondations – Gonzalo dit : "J’ai choisi d’être au Pôle, au milieu de la campagne. Je sens que c’est là que je dois être... ".

Tant de radicalité a fait qu’en Juillet 2015 le Ministère de l’Industrie, de la Science et de la Technologie de la province de Buenos Aires lui a remis le prix “Jeunes entrepreneurs créateurs d’emploi”, organisé par le Sous-secrétariat de la Petite, Moyenne et Micro Entreprise, dans le cadre du Programme de soutien provincial aux jeunes entrepreneurs.

L’enthousiasme qui coule dans ses veines l’a également convaincu de s’embarquer – avec ses partenaires et d’autres entrepreneurs – dans le projet ÉdeC  "Pasticcino Brésil" pour ouvrir une usine au Pôle ÉdeC Spartaco de Cotta (SP,Brésil). Ces jours-ci les première machines y sont déchargées. Prochainement auront lieu les premières exportations en Uruguay et au Paraguay.

Si elle ne renonce pas à sa vocation et en accueille l’appel, une personne peut en inspirer d’autres, n’importe où dans le monde....

160621 pasticcino05En juin 2015, en visite dans une communauté africaine à Masaka (Ouganda), Gonzalo a rencontré Henry, un garçon de 22 ans, étudiant en économie et entrepreneur en herbe qui produit un condiment pour viandes, volailles et poissons. Avec son regard d’entrepreneur il remarque que le produit élaboré par Henry est ce que les livres de marketing définiraient comme les principaux ingrédients d’une bonne affaire : une bonne idée, l’attention aux détails, la qualité du produit. Mais ce qui surprend le plus Gonzalo c’est sa confection. Malgré la simplicité du design des matériaux et de l’étiquette, dans l’emballage est concentrée toute la créativité et la responsabilité de qui entreprend par vocation.

En quelques minutes Henry et Gonzalo deviennent amis: pour solenniser ce moment, Gonzalo lui fait cadeau de son écharpe et l’invite à venir au Pôle Solidaridad. Un projet à réaliser dès qu’Henry aura fini ses études.

Pourquoi Gonzalo es-tu entrepreneur?

Ce que j’ai de plus précieux ce sont les relations construites au fil des années, avec les employés, les fournisseurs, les clients. Je ne sais pas combien de temps va durer l’entreprise, si c’est 10 ou 100 ans : une fois finie, ce seront les relations qui resteront. Ce sont elles le bien le plus précieux que j’ai.

Comment ça a été avec Starbucks? 160621 pasticcino06

Nous avons un très bon rapport : nous travaillons ensemble, regardant ensemble les produits, et nous avons la chance que le "cookie de Noël" que nous avons produit pour eux en décembre dernier a été le premier dans les ventes de tous le produits Starbucks, dépassant l’imbattable crème renversée au gingembre !!!

Avant de conclure je demande à Gonzalo s’il a quelque chose à ajouter, une pensée sur ce qu’il est entrain de vivre, sur la surprise qu’il espère...

“Comme nouveauté... Aujourd’hui j’ai écrit une lettre à María Eugenia Vidal, le Gouverneur de la province de Buenos Aires, pour l’inviter à l’ouverture officielle des nouveaux locaux, en lui disant qui nous sommes, ce que nous faisons, où nous sommes, quels sont nos plans et vers où nous rêvons d’aller. Ce qu’il y a de beau, c’est que j’ai imaginé cette invitation avec un ami de l’ÉdeC, Francisco Buchara qui travaille au pôle industriel de San Nicolas, une autre cité de la province de Buenos Aires. Chaque fois qu’on parle avec Fran naissent de grands rêves…

Gonzalo a une façon de s’approcher du business que je trouve extraordinaire et que j’admire profondément. Les entrepreneurs qui n’imaginent même pas de renoncer à leurs valeurs les plus chères sont les meilleurs entrepreneurs qui puissent exister.

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